Lipoaspiration

Quarante années de recul et d’expérience sur cette intervention ont permis d’en apprécier l’efficacité et la qualité des résultats.

La lipoaspiration consiste en la suppression d'excédents graisseux localisés qui généralement subsistent malgré un régime alimentaire ou la pratique de sports.
De nombreuses parties du corps peuvent être traitées par cette intervention. Cependant, elle ne se veut pas une solution pour maigrir et n'a pas pour objectif d'équilibrer le poids des patients.


Précisions

La lipoaspiration consiste en l'aspiration du surplus de cellules graisseuses en respectant l’harmonie et la morphologie de chaque patient. Pour ce faire, le procédé est le suivant : des canules mousses à bout rond et non coupant sont introduites au niveau de minuscules incisions. L'extrémité de ces canules est trouée et connectée à un circuit fermé où une pression négative est générée. Les cellules graisseuses n'ayant pas la faculté de se reproduire, toute récidive est écartée.

La lipoaspiration peut être pratiquée sur de nombreuses zones corporelles : les bras, les chevilles, les mollets, les genoux, les cuisses, l'abdomen, les hanches et, bien entendu, la culotte de cheval. Grâce aux progrès techniques, son champ d'intervention s'étend désormais aussi au cou (double menton) et à l'ovale du visage.

Si la lipoaspiration est devenue un acte « banal » depuis quelques années, cette intervention demeure une opération chirurgicale à part entière. Le recours à un chirurgien plasticien ayant les compétences et une formation spécifique pour pratiquer cette intervention, notamment dans un environnement chirurgical, est incontournable.

Une consultation avec le médecin anesthésiste est prévue au plus tard deux jours avant l'opération. Au préalable, un bilan pré-opératoire est réalisé afin de vérifier qu'aucune contre-indication ne vienne contrarier l'intervention. Afin d'éviter tout problème de cicatrisation, il est préconisé de cesser de fumer au minimum un mois avant et un mois après l'opération.

Aucun médicament contenant de l'aspirine ne devra être pris dans les dix jours précédant l'intervention. Il faut éventuellement rester à jeun (aucune alimentation solide ou liquide) six heures avant l'opération, selon l'anesthésie pratiquée.

L’anesthésie locale est tout à fait praticable lorsqu’il s’agit de traiter une seule zone de surface peu importante. Dans le cas de volumes plus importants et du traitement de zone multiples, l’anesthésie générale ou la rachi-anesthésie sont plus confortables.
Le volume de la masse graisseuse à retirer détermine également le temps d'hospitalisation qui peut varier de quelques heures pour une petite intervention pratiquée sous anesthésie locale à un ou deux jours pour une intervention plus lourde pratiquée sous anesthésie générale.

La reprise d’une activité sociale normale est possible après une semaine environ. Au cours de la phase post-opératoire, quelques bleus et œdèmes peuvent apparaitre au niveau des zones traitées, et disparaitront dix à vingt jours après l’intervention. Une gaine de contention devra être portée pendant quinze jours.

Les résultats de cette intervention seront grandement améliorés par le respect d’une bonne hygiène de vie et la pratique régulière d’une activité physique.

Au cours des trois premières semaines (au minimum), il ne faut pas exposer les zones traitées aux rayons du soleil ni aux U.V. Le résultat n'est pas visible immédiatement car un œdème (gonflement) apparaît après l'intervention et dure deux à trois semaines. Après ce délai, il se résorbera et le résultat commencera à être perceptible. La peau se façonnera au fil du temps aux nouvelles formes du corps, la rétractation cutanée prenant environ trois à six mois.