Gynécomastie

La gynécomastie, développement excessif des seins chez l'homme ou le jeune garçon, est une pathologie pas ou peu douloureuse (sensibilité de la poitrine) mais souvent mal vécue chez les personnes atteintes.
Ce phénomène bénin est plus courant qu'on ne le pense. Attention cependant à ne pas confondre la gynécomastie avec l'adipomastie, qui est un amas de graisse au niveau du tissu mammaire. Les deux pathologies sont parfois combinées et traitées lors de la même intervention.


Précisions

Dans la gynécomastie, l'atteinte des seins peut être symétrique mais pas systématiquement, et les deux seins ne sont pas forcément atteints.
En théorie, on peut distinguer la « véritable » gynécomastie avec uniquement un développement excessif de la glande mammaire et la « fausse » gynécomastie où seule la graisse est surabondante (adipomastie).

Mais, en réalité, les deux pathologies sont fréquemment associées.
L'apparition de la gynécomastie est liée à l’âge, on la voit chez les nouveaux-nés, au moment de la puberté et elle disparaît au bout de deux ans. La gynécomastie survient également chez l'homme adulte et elle devient fréquente après 70 ans.
La gynécomastie est le plus souvent normale ou « idiopathique » (sans causes apparentes) mais il est toujours nécessaire de faire un bilan complet (interrogatoire par un endocrinologue, prise de sang, échographie et/ou mammographie) pour rechercher une éventuelle cause pathologique (tumeurs du testicule, de la surrénale, de l'hypophyse, du poumon, le syndrome de Klinefelter, des maladies du rein, de la thyroïde, une cirrhose du foie, des insuffisances testiculaires, etc.) ou médicamenteuse (les oestrogènes, la cimétidine, la spironolactone, etc.).


Une gynécomastie peut-être un signe, en particulier dans des formes unilatérales, chez l'adolescent ou le jeune adulte d'un cancer du testicule ou d'un cancer du sein.
Dans tous les cas la recherche d'une cause possible de la gynécomastie est la priorité et si celle-ci est trouvée c'est elle qui sera traitée en premier. Un traitement hormonal peut-être prescrit pour réduire la gynécomastie.
La décision d'intervenir pour traiter une gynécomastie par la chirurgie ne se fera qu'en deuxième intention, après échec du traitement médical.

AVANT

AVANT

APRES

APRES

L'intervention chirurgicale d'une gynécomastie s'adresse aux formes volumineuses et gênantes ou hypersensibles mais aussi quand la gynécomastie entraîne des troubles d'ordre psychologique.
Dans l'unique cas d'une « fausse » gynécomastie, la graisse en excès dans les seins est enlevée par lipoaspiration. La véritable gynécomastie, avec une glande mammaire dure, est traitée par la chirurgie et l'extraction de la glande. Le type d'intervention dépendra de la taille du sein et de l'élasticité de la peau. Le résultat stabilisé ne peut-être apprécié qu'au bout de 6 à 12 mois.

Les suites opératoires d'intervention d'une gynécomastie sont variables en durée et en importance en fonction des patients : hématome et épanchement liquidien sont fréquents. Il ne faut pas oublier que la réduction d'une gynécomastie est une intervention chirurgicale avec tous les risques liés à un acte médical (anesthésie et geste chirurgical), même réalisé dans les meilleures conditions, c'est-à-dire avec un chirurgien plasticien compétent. Le recours à un chirurgien plasticien qualifié permet de limiter le risque de complications ou de les traiter efficacement.